C’est la cour d’appel de Liège qui a condamné mardi 30 juin Denise Mukendi Dusauchoy, une influenceuse congolaise réputée, à une peine de trois ans de prison ferme. Elle a été condamnée par défaut pour des faits de non-présentation d’enfant après s’être exilée en République démocratique du Congo au détriment du père de l’enfant.
Les faits avaient été dénoncés en 2017 par le père de l’enfant, qui en avait l’hébergement principal. Denise Mukendi Dusauchoy s’était présentée à l’école de l’enfant et était partie à l’étranger, pour vivre en République démocratique du Congo avec sa fille. La justice belge l’a condamnée par défaut pour ces faits de non-présentation d’enfant.
À titre de rappel , Denise Mukendi Dusauchoy est aussi une personnalité publique très connue en République démocratique du Congo. Elle est décrite comme journaliste, présidente d’une association sportive, femme politique et s’est imposée comme une figure médiatique et politique controversée, connue pour son franc-parler et ses prises de position sur les réseaux, notamment pour ses critiques virulentes du régime en place. Elle avait lancé son parti politique en juin 2024 à Kinshasa.
Denise Mukendi Dusauchoy est aussi connue des institutions judiciaires et a été notamment poursuivie en République démocratique du Congo pour des faits de faux bruits, faux en écritures et injures publiques à l’égard de l’opposant politique Jacky Ndala et des services de renseignement congolais.
Patrick LOKONI





