La République démocratique du Congo a ouvert, lundi à New York, une réunion selon la formule ARIA du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée au thème « Diagnostic sur la lacune normative concernant les Ressources naturelles et la Paix », afin de promouvoir une gouvernance responsable des Ressources naturelles comme instrument de prévention des conflits.
Prenant la parole devant les délégations, les représentants des organisations internationales, de la société civile et du secteur privé, la ministre congolaise des affaires étrangères, Therese Kayikwamba a souligné que cette initiative dépasse le seul cadre national. Pour Kinshasa, les Ressources naturelles occupent une place centrale dans les équilibres économiques mondiaux, notamment dans la transition énergétique, l’innovation technologique, le développement industriel et la résilience des chaînes d’approvisionnement.
Toutefois, la cheffe de la diplomatie Congolaise a rappelé que dans les contextes de fragilité, ces mêmes Ressources peuvent alimenter des économies de guerre. Le contrôle des sites d’extraction, des corridors commerciaux, des systèmes de taxation et des flux financiers peut soutenir des groupes armés, consolider des emprises territoriales et fragiliser l’autorité de l’État.
La représentante congolaise a insisté sur le fait que l’initiative ne vise ni la création d’un code minier mondial, ni de ⅞l’imposition d’un modèle économique uniforme. Elle entend plutôt réfléchir à la manière dont la coopération internationale peut aider les États à exercer pleinement leur souveraineté sur leurs ressources naturelles, en particulier lorsque celles-ci sont capturées par des réseaux illicites.
La RDC tient également à rappeler les progrès déjà accomplis à travers les régimes de sanctions du Conseil de sécurité, le processus de Kimberley, les lignes directrices de l’OCDE sur le devoir de diligence et les mécanismes de traçabilité. Mais elle estime que l’action collective demeure encore trop fragmentée et davantage orientée vers la gestion des conséquences des conflits que vers leur prévention.
Cette réunion constitue la première étape d’un processus diplomatique plus large. Les enseignements des échanges doivent nourrir le débat public de haut niveau que présidera le 22 juillet prochain le Président Félix Tshisekedi avec l’ambition de porter cette réflexion au plus haut niveau politique et de renforcer le lien entre gouvernance des ressources naturelles, paix, sécurité et développement durable.
Christian La Grace LIOLYA





