L’affaire de la mort tragique de l’entrepreneur Vally Amisi connaît un tournant décisif, alors que de nouvelles images de vidéosurveillance balancées sur les Réseaux sociaux dans la soirée de dimanche, continuent de suscité l’emoi au sein de l’opinion publique, ces séquences, d’une rare gravité, jettent autant, une lumière crue sur les circonstances entourant ce drame qui secoue la capitale congolaise.

À suivre ces images, le principal suspect, identifié serait le nommé Béni Mukena Mwepu, apparaît sur les enregistrements en train d’accompagner la victime dans une chambre d’hôtel. Quelques minutes plus tard, il en ressort seul, dans une tenue différente, laissant déjà entrevoir une mise en scène soigneusement préparée. Plus troublant encore, certaines caméras auraient été volontairement été neutralisées à l’aide de ruban adhésif, signe d’une tentative manifeste d’effacer les traces.
Une autre séquence, particulièrement choquante, montre le suspect dans un ascenseur, transportant ce qui semble être le corps sans vie de Vally Amisi. Pris de panique à la vue d’un dispositif de surveillance, il referme brusquement les portes, dans une tentative désespérée d’échapper à l’enregistrement.
Le corps de la victime sera retrouvé quelques heures plus tard aux abords de Beach Ngobila, dans des circonstances qui restent à ce stade encore floues, alimentant de nombreuses spéculations.
Au-delà de l’horreur cette affaire soulève de sérieuses interrogations sur les dispositifs de sécurité. Comment un individu a-t-il pu circuler avec un corps dans un établissement hôtelier sans être inquiété ? Qui était chargé du monitoring en temps réel des caméras ? Et surtout, comment expliquer une telle faille dans un lieu censé garantir la sécurité de ses clients ?
Alors que la traque du suspect s’intensifie, cette affaire met en lumière non seulement un crime d’une extrême violence, mais également les défaillances possibles d’un système de surveillance qui, manifestement, n’a pas joué son rôle. Une onde de choc qui pourrait bien entraîner des responsabilités au-delà du seul auteur présumé.
Patrick LOKONI





