Les tensions entre la République démocratique du Congo et le Rwanda connaissent un nouveau regain.Interviewé par la chaîne française France 24, le Vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, a tenu un discours ferme à l’égard de Kigali, laissant peu de place à l’ambiguïté
« Si le Rwanda veut la guerre, il va l’obtenir. Nous avons investi 5 milliards dans l’armée pour ça », a déclaré le haut responsable congolais, soulignant la détermination des autorités de Kinshasa à défendre l’intégrité territoriale du pays.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC et par des accusations récurrentes de soutien rwandais aux groupes armés opérant dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Des accusations que Kigali continue de rejeter.
En mettant en avant un investissement massif de 5 milliards dans les Forces armées de la RDC (FARDC), Adolphe Muzito entend démontrer la montée en puissance de l’appareil sécuritaire congolais et la volonté du gouvernement de renforcer ses capacités de défense face aux menaces extérieures.
Toutefois, cette posture offensive contraste avec les efforts diplomatiques en cours au niveau régional et international, notamment sous l’égide de l’Union africaine et de la Communauté de l’Afrique de l’Est, qui appellent à une désescalade et à une solution politique durable.
Les propos du Vice-Premier ministre risquent ainsi de raviver les débats sur l’équilibre délicat entre fermeté militaire et recherche de la paix, dans une région des Grands Lacs déjà fragilisée par des décennies de conflits.
Tiré du site f24





