Léopoldville, le 04 janvier 1959, une manifestation de militants, de l’ABAKO de Joseph Kasa Vubu, est interdite par l’administration coloniale belge. La tension monte, la foule se rassemble… et la répression est immédiate et violente.

Des dizaines de Congolais sont tués. Le bilan officiel évoque 49 morts, mais plusieurs témoignages parlent de centaines de victimes. Ces hommes et femmes, souvent anonymes, deviendront les martyrs de l’indépendance.
Les Congolais sont exclus du pouvoir politique, privés de droits fondamentaux et relégués au second plan dans leur propre pays. Face à ces injustices, la population n’accepte plus le silence.
Le 04 janvier 1959 marque alors un basculement :
pour la première fois, le peuple congolais s’impose comme acteur central de son destin. Ce soulèvement populaire contraint la Belgique à accélérer le processus politique qui conduira à l’indépendance, proclamée le 30 juin 1960.
Soixante-cinq ans plus tard, le 4 janvier interpelle encore.
honorer les martyrs, ce n’est pas seulement se souvenir, c’est comprendre que l’avenir du Congo dépend aussi de la responsabilité de sa jeunesse.
Patrick LOKONI





