Dans le cadre d’une enquête judiciaire portant sur la perte de Bunagana et la chute de Goma, survenue le 27 janvier dernier,
quarante et un (41) officiers supérieurs ont été interpellés
Selon une correspondance de l’Inspection générale des FARDC, citant le vice-Premier ministre et ministre de la Défense, l’enquête vise plusieurs figures majeures de la hiérarchie militaire congolaise, dont : le général Christian Tshiwewe Songesha, ancien chef d’état-major général ; le général Mbala Munsense, également ancien chef d’état-major général ; le lieutenant-général Buamunda Ntumba Franck, chef de la maison militaire du Chef de l’État ; le général Ndaywel Okura Christian, ex-patron des renseignements militaires ; le lieutenant-général Ndima Constant, ancien gouverneur militaire du Nord-Kivu.
Tous sont accusés de responsabilités potentielles dans la débâcle militaire qui a conduit à la perte stratégique de Bunagana en juin 2022, puis à l’effondrement des positions de l’armée jusqu’à Goma, capitale du Nord-Kivu. Les officiers concernés sont invités à se présenter à l’état-major de l’Inspection générale pour y être entendus. Pour ceux qui se trouvent déjà en détention, des commissions spéciales se déplaceront dans les établissements pénitentiaires afin de recueillir leurs témoignages.
La ville de Goma, métropole d’un million d’habitants, est tombée le 27 janvier 2025 entre les mains du mouvement terroriste M23, soutenu par l’armée rwandaise, selon Kinshasa et plusieurs rapports d’experts onusiens. Malgré plusieurs jours de résistance, les FARDC, en sous-effectifs et privées de renforts, ont fini par céder.
Cette défaite a profondément ébranlé la confiance des Congolais envers leur armée et suscité une vague d’indignation dans l’opinion publique, qui réclame justice et des réformes en profondeur dans la chaîne de commandement militaire.
Patrick LOKONI.





