Dans une interview accordée aux médias belges en avril 1960 sur l’avenir du pays, Patrice Emery Lumumba dénonçait déjà le chaos qui profitait à l’horizon créé par l’occident. une analyse critique de la situation politique congolaise, qu’il jugeait profondément confuse et préoccupante dans l’avenir.
Lumumba estimait qu’un climat généralisé de mécontentement et d’inquiétude s’était installé à travers son pays au regard du comportement des européens contraire à la democratie.
Selon le président du Mouvement National Congolais (MNC), après les élections générales, la décision de confier la formation du gouvernement à un parti minoritaire, ne disposant que de douze sièges au niveau national, constituait une violation manifeste des règles démocratiques pour l’abenir du Congo. Lumumba soulignait qu’aucune grande démocratie ne procédait de la sorte, rappelant que cette pratique était contraire aux principes universels de la gouvernance représentative.
Il laissait entendre que cette situation résultait des manœuvres de la communauté internationale, dont la Belgique, visant à provoquer des troubles internes au Congo. À ses yeux, ce choix exposait le pays à l’incertitude d’un avenir instable et fragilisaient les bases mêmes de sa souveraineté.
Par ses propos , Lumumba réaffirmait déjà, son attachement à la légitimité démocratique et mettait en garde contre toute ingérence extérieure allant à l’encontre de la volonté du peuple congolais.
Christian La Grace LIOLYA





