Inondations dans plusieurs quartiers, voies publiques submergées et habitations envahies, telles sont les premières images renvoyées par la ville de Kinshasa après la pluie qui s’est abattue ce jeudi 15 janvier dans la matinée.

La capitale congolaise a nagé pendant des heures sur les eaux. Le bilan humain et matériel officiel reste jusque-là inconnu.
Après près de deux semaines de pause, les pluies diluviennes de mercredi soir et jeudi dans la matinée ont replongé la mégalopole kinoise dans une situation devenue tristement célèbre où, vaquer librement à ses occupations sous la pluie, est un véritable parcours de combattant.
Les eaux de ruissellement mal canalisées, transforment les différentes artères en lacs artificiels. L’obstruction des caniveaux par des déchets plastiques, la prolifération des constructions anarchiques et l’absence d’une politique efficace de gestion des eaux pluviales aggravent un état des choses déjà fragile.
Face à cette menace qui guette l’avenir de la population, l’heure est à la mobilisation collective. Sans action concertée, la probabilité de revivre le même scénario est élevée.
Patrick LOKONI





