Jadis réputée ville pleine de vie et d’opportunités, Kinshasa ressemble à ce jour à un champ d’angoisse où, la peur au ventre liée aux meurtres assassinats ciblés, vols à main armée, enlèvements et autres actes criminels animent désormais, le quotidien des kinois.
Le récent meurtre d’un professeur d’université à domicile , en pleine nuit est à aligner dans ce registre macabre . Comme si cela ne suffisait pas, une jeune fille a été retrouvée morte dans un hôtel, dans des circonstances troublantes. Ces drames viennent de s’ajouter à une longue liste de cas souvent non élucidés, dont certains n’ont jamais été portés à la connaissance du public.
Au-delà de l’insécurité, la ville fait face à des embouteillages monstres, aggravant le stress quotidien. Entre la peur d’être attaqué et la fatigue dûe à d’interminables bouchons, vivre à Kinshasa devient un véritable parcours du combattant.
Face à cette situation, une question cruciale se pose l’Etat se serait- il délaissé de sa mission première d’assurer la sécurité de ses citoyens?
Sur le terrain, la présence policière reste faible, mal organisée ou parfois inexistante dans certains quartiers de la capitale où, les habitants ont l’impression d’être livrés à eux-mêmes.
Ce tableau sombre requiert une exigence loin des discours théoriques. Renforcer la police, équiper les forces de l’ordre, moderniser l’eclairage public, à la limite installer des caméras de surveillance, impliquer les communautés locales. Autant de pistes qui pourraient sauver la mégalopole kinoise confrontée également à boom démographique incontrôlé.
Insister sur la sécurité des kinois passe ppur une nécessité impérieuse sinon continuer dans cette allure équivaut à accorder crédit à la jungle.
P. LOKONI





