La ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, a été le théâtre d’une importante mobilisation populaire visant à exiger le départ du M23 de la ville ainsi que de l’ensemble des territoires qu’il occupe dans l’est de la République démocratique du Congo.
Initiée et conduite par Sankara Bin Kartumwa, figure de la mobilisation citoyenne locale, cette action a rassemblé de nombreux habitants déterminés à exprimer leur ras-le-bol face à la persistance de l’insécurité et de l’occupation armée.
Les manifestants ont dénoncé les violences attribuées au M23, les déplacements forcés des populations civiles et l’aggravation de la crise humanitaire dans la région.
Cette mobilisation intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par de fortes restrictions des libertés publiques. Les autorités ont renforcé les dispositifs sécuritaires, tandis que plusieurs mouvements citoyens dénoncent une répression accrue à l’encontre des voix critiques et des organisateurs de manifestations.
Malgré ces contraintes, les manifestants ont tenu à faire entendre leur message, appelant les autorités nationales et la communauté internationale à prendre des mesures concrètes pour mettre fin à la présence du M23 et restaurer la paix durable dans le Nord-Kivu.
Pour Sankara Bin Kartumwa, cette mobilisation
« traduit la volonté du peuple de Goma de reprendre son destin en main », soulignant que « le silence et la peur ne peuvent plus être une option face à l’occupation et aux souffrances endurées par les populations ».
Cette action citoyenne s’inscrit dans une série de mouvements populaires observés ces derniers mois dans l’est du pays, témoignant d’une contestation croissante contre l’insécurité persistante et l’inefficacité perçue des réponses apportées jusqu’ici
Tiré de la page de Katshamu





