La République Démocratique du Congo a décidé de se retirer officiellement du processus de Doha, conformément aux orientations issues de la Résolution 2808, adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies. Cette décision traduit un réajustement stratégique majeur dans la gestion de la crise sécuritaire à l’Est du pays.
Éléments essentiels :
La reconnaissance formelle d’une agression étrangère contre la RDC, impliquant notamment les forces RDF-M23/AFC.
Le conflit est désormais qualifié de menace à la paix et à la sécurité internationales, relevant directement de la compétence du Conseil de sécurité de l’ONU.
Dans ce nouveau cadre, le dialogue avec les groupes armés ne constitue plus une obligation, et l’État congolais est pleinement fondé à recourir aux moyens légitimes de défense pour préserver sa souveraineté et l’intégrité de son territoire.
Renforcement du dispositif onusien :
David Gressly est nommé Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU.
Mise en place d’une brigade d’intervention renforcée, composée de 12 000 soldats aguerris.
Mandats prioritaires :
- Œuvrer à l’expulsion des forces étrangères du territoire congolais.
- Assurer la mise en œuvre effective du P-DDRCS pour le désarmement et le cantonnement des groupes armés.
- Contribuer à l’arrestation et au transfert devant la CPI des auteurs de crimes de guerre et de violations graves des droits humains.
La fin du processus de Doha marque la fin des illusions diplomatiques.
La RDC s’engage désormais dans une réponse légitime, ferme et coordonnée, en étroite collaboration avec la communauté internationale, afin de rétablir pleinement son autorité et son intégrité territoriale.
Patrick L





