L’Université de Kinshasa n’est pas une permanence politique. Et pourtant, Dunia Kilanga a osé franchir la ligne rouge : il est arrivé sur le campus escorté de militants et de cadres du PPRD, scandant « Fils idéologique de Kabila!! ». Quelle honte ! Une prétendue défense scientifique s’est transformée en meeting politique, à un point de presse avec micros et caméras bien mobilisés pour fabriquer un spectacle politique. C’est une insulte à la science, une profanation du temple du savoir.

Qu’on ne se trompe pas : ce n’était pas un mémoire, c’était un manifeste partisan. L’université, lieu de réflexion et de rigueur méthodologique, a failli se voir réduite en salle de propagande. Dunia Kilanga, connu pour ses déclarations incendiaires et ses démêlés avec les services de sécurité, a trouvé dans l’amphithéâtre universitaire une scène pour ses gesticulations politiques. Inacceptable ! L’université n’est pas et ne sera jamais un refuge pour les ambitions politiciennes.
Face à cette mascarade, les autorités académiques ont eu le courage d’agir. Le Recteur Jean-Marie Kayembe, le Professeur Charles Odiko et le Comité de gestion ont dit non à la confusion des genres. Ils ont rappelé haut et fort que l’université ne pliera pas devant les logiques partisanes. Et ils ont eu raison ! Car si nous laissons passer cette dérive, demain chaque parti viendra défendre ses idéologies sous le couvert de la recherche scientifique. Ce serait la mort de l’excellence.
Soyons clairs : la science n’a rien à voir avec la propagande. Un mémoire se construit avec des faits, une méthodologie, une analyse critique. Pas avec des slogans, des drapeaux ni des applaudissements de militants. Ce que Dunia Kilanga a tenté, c’est une imposture intellectuelle. Et il fallait la stopper.
En refusant ce travestissement, l’UNIKIN a envoyé un message fort : ses diplômes ne s’achètent pas par la démagogie, ils se méritent par le travail, l’effort et la discipline. L’université restera ce qu’elle doit être : un sanctuaire de savoir, un rempart contre l’ignorance et la manipulation politique.
Nous devons le répéter avec force : défendre l’université, c’est défendre la République. Défendre la science, c’est protéger la vérité contre la démagogie. L’UNIKIN a choisi son camp : celui de l’excellence, contre les manœuvres partisanes. Et c’est ainsi qu’elle sauve son honneur.
Cicéron OWAMBA





