Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) a dans une décision, suspendu la Radio Ekitela pour 90 jours, suite à une série d’actes gravissimes de désinformation, incitation à la haine, et surtout, collaboration idéologique avec les groupes terroristes du M23/AFC.

Installée à Lomela, dans la province du Sankuru, cette station, devenue depuis longtemps une verrue médiatique, s’était transformée en caisse de résonance d’intérêts obscurs et d’idéologies subversives, au mépris des règles élémentaires du journalisme.
« Ce qui se diffusait sur les ondes d’Ekitela n’avait rien à voir avec de l’information. C’était de la manipulation à ciel ouvert, avec des relents de trahison nationale », commente une source au sein du CSAC.
Le CSAC dénonce le manque flagrant de compétence au sein de cette radio : des animateurs sans la moindre formation journalistique, recrutés pour leur zèle propagandiste plutôt que leur rigueur professionnelle. Pire encore, certains contenus relayés ont été identifiés comme des messages de soutien à peine voilés au mouvement terroriste M23/AFC, en guerre contre la République.
« Ces animateurs ne sont ni des journalistes ni des communicateurs. Ce sont des instruments de nuisance, utilisés pour désinformer et diviser », a déclaré un analyste des médias.
Le spectre des Mille Collines plane sur Lomela
Radio Ekitela est désormais surnommée par de nombreux habitants comme la « Mille Collines du Sankuru », en référence à la tristement célèbre station rwandaise ayant appelé au génocide en 1994. Elle est suspectée de jouer un rôle déstabilisateur dans la région, avec des émissions aux accents de haine tribale, de règlements de comptes politiques, et d’apologie indirecte du terrorisme.
Son propriétaire, Moïse Ekanga, proche de l’ex-président Joseph Kabila, est lui-même éclaboussé par les scandales liés au contrat chinois, au cœur d’accusations de corruption et de pillage des ressources nationales.
Un soulagement pour les habitants de Lomela
La décision du CSAC a été accueillie comme une libération par les populations locales. Lassés par les campagnes de haine, les mensonges et les manipulations d’Ekitela, les habitants voyaient dans cette radio un vecteur de chaos social et politique.
« Cette radio était devenue une arme de guerre psychologique contre la paix. Il fallait l’arrêter », déclare un chef local.
Plusieurs organisations de la société civile avaient d’ailleurs saisi officiellement le CSAC, dénonçant des contenus incendiaires, anxiogènes et ouvertement partisans.
Une mise en garde claire à l’ensemble du secteur médiatique
Avec cette décision exemplaire, le CSAC réaffirme son autorité et rappelle que l’exercice du journalisme ne saurait être une couverture pour l’agitation, la propagande ou la complicité avec des ennemis de la République.
Les médias doivent être tenus à une haute exigence de rigueur, d’éthique et de responsabilité. Tout organe qui s’écarte de ce cadre s’expose à des sanctions implacables.
Et après ?
La Radio Ekitela devra, si elle souhaite rouvrir dans 90 jours, présenter des garanties sérieuses de réforme, notamment sur le recrutement du personnel, la ligne éditoriale et la conformité aux lois de la République. Dans le cas contraire, le retrait définitif de sa licence reste une option envisagée par l’autorité de régulation.


Cicéron OWAMBA





