Prévue dans la loi de finances 2022, le nouveau dispositif d’allocation chômage a été mis en œuvre vendredi 25 février dernier. Destinée aux primo-demandeurs d’emploi (ceux n’ayant encore jamais travaillé) âgés entre 19 et 40 ans, cette mesure phare du Chef de l’État Abdelmadjid Tebboune depuis son accession à la magistrature suprême en décembre 2019, consiste à accorder aux primo-demandeurs d’emploi un revenu “ pour subvenir aux besoins de base”.
“Les candidats à cette allocation d’un montant de 13 000 dinars mensuel (soit environ 82 euros) doivent être inscrits auprès de l’Agence nationale de l’emploi, ANEM avant de postuler sur une plateforme numérique dédiée”, indique Jeune Afrique.
Seulement voilà, pour bénéficier de cette allocation, qui ouvre également droit à une couverture sociale, les postulants doivent répondre à un certain nombre de conditions, notamment, être enregistré auprès des services de l’Anem depuis au moins six mois, ne justifier d’aucun revenu ou aide sociale, ne pas suivre de cursus dans un établissement d’enseignement supérieur ou de formation professionnelle.
En contrepartie, le bénéficiaire doit s’engager à se présenter chaque mois au bureau d’emploi dont il dépend pour une nouvelle validation de son inscription et est invité à ne pas rejeter deux offres d’emploi correspondant à ses qualifications ni refuser une formation “visant à améliorer son employabilité ”, auquel cas, le versement de l’allocation sera suspendu.
La mesure vise, certes, à soulager une frange de la population précaire, acculée par une flambée des prix sans précédent. En 2021, note le journal, l’Algérie avait un taux d’inflation supérieur à 6 % selon les estimations du Fonds monétaire international, FMI Un record dans un pays où ce taux oscillait jusque-là entre 3 % et 4 %. Officiellement, 620 000 potentiels bénéficiaires sont attendus. Une chiffre en deçà de la réalité selon les estimations des experts du marché de l’emploi. Le pays comptait plus de 1,5 million d’inactifs dont près de la moitié avaient moins de 30 ans, en 2019, selon le dernier rapport de l’Office national des statistiques, ONS
Valentin Kabandanyi Kalenga





