L’écrivain Kakwenza Rukirabashaija, avait fui clandestinement l’Ouganda depuis le 9 février. Celui-ci est arrivé en Allemagne, où il doit recevoir un traitement après avoir été « torturé », a annoncé son avocat mercredi 23 février 2022 à nos confrères de France 24.
En Ouganda, il était poursuivi pour avoir insulté le président Yoweri Museveni et son fils. Kakwenza Rukirabashaija « est arrivé en Allemagne ce matin », a déclaré à l’AFP l’avocat Eron Kiiza. « C’est un grand soulagement.
Il peut maintenant commencer à prendre des médicaments pour le traitement des blessures (infligées) sous la torture », a-t-il ajouté.
La même source souligne que le précité qualifiait notamment « d’obèse et de rouspéteur » le général, que beaucoup voient comme le successeur de son père, au pouvoir depuis 1986 et âgé de 77 ans. Notons que Kakwenza Rukirabashaija avait été arrêté le 28 décembre, puis inculpé de « communication offensante » envers le président Yoweri Museveni et son fils, le général Muhoozi Kainerugaba, dans une série de tweets.
Et ce, le 26 janvier, que l’écrivain de 33 ans était libéré sous caution, profitant ainsi de fuir clandestinement l’Ouganda, franchissant à pied la frontière avec le Rwanda avant de gagner un autre pays, gardé secret. Selon son avocat, l’agence des Nations unies pour les réfugiés, le HCR, a facilité son arrivée en Allemagne depuis ce pays tiers gardé secret.
L’écrivain Kakwenza Rukirabashaija dont le procès devait débuter le 23 mars, a affirmé à nos confrères avoir quitté l’Ouganda pour faire soigner les blessures subies en détention, durant laquelle il dit avoir été torturé et peut-être empoisonné.
En rappel, l’écrivain Kakwenza Rukirabashaija a publié en 2020 « The Greedy Barbarian » (non traduit en français), un roman satirique salué par la critique et qui décrit un pays imaginaire gangréné par la corruption. Et dans son dernier livre, « Banana Republic: Where Writing is Treasonous » (non traduit en français), il a décrit ses séjours en détention comme « inhumains et dégradants ».
Et en 2021, il a reçu le Prix PEN Pinter, attribué à un auteur persécuté pour avoir exprimé ses convictions.
Valentin Kabandanyi Kalenga





