Moïse Moni DELLA: «le coup d’État est une rupture brutale du fonctionnement des institutions qu’il ne faut jamais encourager en RDC» ( Tribune)

Il revient toujours à la charge pour, indiquer la voie, donner le ton tel un sage politique en cas de menace contre son pays et son peuple. Dans cette Tribune, Moïse Moni Della Idi, se charge de décortiquer le coup d’État. Cet exercice, comme on.peut bien le voir, rentre dans le cadre des derniers bruits de tentative de coup d’Etat en République démocratique du Congo. Président du parti Conservateurs de la Nature et Démocrates, CONADE, Moïse Moni Dela s’oppose à une telle initiative qu’il compare à un coup donné en dessous de la ceinture interdit en boxe. Pour lui, le coup d’État peut se justifier en cas de chaos et de blocage ce qui n’est pas le cas en RDC malgré la défaillance dans la gouvernance à la base de la rupture sociale. Cependant, entreprendre une rupture brutale par un Coup d’Etat est hors de question en RDC conclu – t- il.

C’est profond, lisez

Un coup d’État, c’est comme un coup en dessous de la ceinture, interdit en boxe. Ce coup fourré n’est pas apprécié en démocratie. Il peut se justifier dans une situation de chaos généralisé dans un pays. Débloquer le blocage, comme c’est le cas dans certains pays, particulièrement africains. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui en RDC. Il y a, certes, une défaillance de la gouvernance et corolaire la rupture sociale avec comme conséquence directe le manque de contenu dans le sachet troué de la ménagère congolaise. Mais le coup d’État est une rupture brutale du fonctionnement des institutions qu’il ne faut jamais encourager en RDC.

Le départ du pouvoir du président Félix Tshisekedi ne doit être envisagé que dans des circonstances démocratiques : une élection présidentielle, au terme de laquelle, il peut être battu par un autre candidat.

Étant un pionnier de l’UDPS qui s’est battu sans relâche pour l’instauration de la démocratie et ayant subi toutes sortes de privations et humiliations, les dernières en date en 2016 où j’étais arrêté dans les conditions inhumaines et dégradantes par les militaires sous les ordres directes du général d’opérette, de façade et de parade, Amisi Kumba dit Tango fort, je ne peux cautionner l’idée d’un coup d’État. Sinon, à quoi aurait servi ce long combat périlleux que nous avons mené pour la démocratie ? La RDC a connu une expérience malheureuse d’un coup d’État avec Mobutu en 1965. Les conséquences néfastes sur l’évolution du pays sont difficiles à solder à nos jours. Toute personne de bon sens devrait s’aligner contre cette pratique rétrograde. Cap vers les élections transparentes, inclusives en 2023! Que le souverain primaire, détenteur du pouvoir, se prononce et départage pacifiquement les protagonistes!

Moïse Moni DELLA
Porte parole du peuple

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