Les dirigeants africains ont ouvert ce samedi 05 février , le sommet annuel de l’Union africaine, UA, avec un agenda chargé qui abordera les coups d’Etat ayant secoué le continent depuis un an, la pandémie de coronavirus et un controversé statut d’observateur accordé à Israël.
Le sommet se tient au siège de l’organisation à Addis Abeba, la capitale de l’Ethiopie, pays en proie depuis 15 mois dans sa partie nord à un conflit qui a fait des milliers de morts et, selon l’ONU, mené des centaines de milliers de personnes au bord de la famine.
Il a lieu après des coups d’Etat sur le continent, le dernier au Burkina Faso il y a moins de deux semaines. Et mardi soir, l’UA a dénoncé une tentative de renverser le pouvoir en Guinée-Bissau.
Quatre Etats-membres (Burkina Faso, Mali, Guinée, Soudan) ont été suspendus par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA depuis juin en raison de changements anticonstitutionnels de gouvernement.
Face aux ministres africains des Affaires étrangères réunis cette semaine, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, a dénoncé la « résurgence inquiétante des coups d’Etat militaires » .
Selon un projet d’ordre du jour , une discussion est également prévue dimanche sur la décision de Moussa Faki d’accréditer Israël avec un statut d’observateur.
Cette décision a été vivement dénoncée par plusieurs puissants Etats-membres, dont l’Afrique du Sud et l’Algérie, qui ont rappelé qu’elle allait à l’encontre des déclarations de l’UA soutenant les Territoires palestiniens.
Valentin Kabandanyi Kalenga





