À l’occasion de la clôture des travaux de l’atelier régional de réflexion sur les violences basées sur le genre, jeudi 03 février à Kananga, le gouverneur intérimaire du Kasai-Central, Tharcisse Kabatusuila a promulgué trois édits consacrés à la protection des droits de la femme.
Le premier édit portant modalités de scolarisation et de protection des enfants nés de viol ou victimes des violences sexuelles permet la prise en charge des frais de scolarisation de ces enfants en assurant leur protection contre toutes formes de discrimination.
Le deuxième édit est celui portant modalités de prévention et d’assistance aux personnes déplacées internes. Ici, il est prévu des sanctions contre toute personne qui incite la haine dans le but de provoquer le déplacement interne des personnes ainsi que tout celui qui détruit méchamment un bien meuble ou immeuble appartement à une ou plusieurs personnes déplacées. Enfin le troisième édit est celui portant sur l’interdiction des coutumes avilissantes à l’égard de la femme.
Il vise le renforcement des dispositions pénales contre les personnes qui utilisent des pratiques ou coutumes qui avilissent la femme. Parmi ces coutumes on cite : la stigmatisation de la femme pour cause de stérilité, l’accusation sans preuve de la femme sous prétexte qu’elle est auteure du décès de son mari, la maltraitance de la veuve, le mépris envers la femme qui donne naissance aux enfants de même sexe, la répudiation d’une femme pour cause de viol ainsi que la soumission de la femme aux cérémonies qui portent atteinte à sa dignité dont le lévirat et le sororat.
Il sied de signaler que la promulgation de ces lois provinciales par le gouverneur du Kasai Central constitue un motif de joie pour le Haut Commissariat de Nations-Unies pour les réfugiés (UNHCR) qui était représenté lors de ces assises. À l’en croire, ces édits vont jeter les bases pour renforcer un environnement favorable à la protection de la femme.
Valentin Kabandayi





