Dans une atmosphère de guerre froide, rappelant les échanges tendus entre les États-Unis et l’Union soviétique à une autre époque, la crise ukrainienne s’est déplacée lundi au Conseil de sécurité de l’ONU, où Russes et Américains se sont accusés mutuellement de faire monter la pression et de menacer la paix mondiale.
En marge de cette réunion, Washington a intensifié ses mises en garde lancées depuis plusieurs jours à l’endroit de Moscou en évoquant des « dispositifs de sanctions spécifiques contre des membres de l’élite russe et leurs familles » si jamais la Russie décidait d’attaquer l’Ukraine, a prévenu lundi la porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki.
Une perspective alimentée par le Royaume-Uni, qui, par la voix de sa cheffe de la diplomatie, Liz Truss, a annoncé au même moment la préparation d’un « projet de loi qui renforcera considérablement sa position face à l’action agressive de la Russie contre l’Ukraine ».
Il permettrait de cibler les intérêts d’un plus grand nombre d’individus et d’entreprises en fonction de leur importance pour le Kremlin.
Tenue à la demande des États-Unis, la réunion du Conseil de sécurité, à laquelle Moscou a tenté en vain de s’opposer, a été qualifiée de « diplomatie du mégaphone » par l’ambassadeur de la Russie aux Nations unies, Vassily Nebenzia, qui a accusé les Américains de « créer l’hystérie » et de « tromper la communauté internationale » avec des « accusations infondées » selon lesquelles une attaque militaire de la Russie contre l’Ukraine serait imminente.
Rappelons que, dans les dernières semaines, 100 000 militaires russes ont été massés à la frontière avec l’Ukraine, dont une partie du territoire a été annexée par Moscou en 2014. La Russie soutient également les séparatistes prorusses dans l’est de cette ex-république soviétique.
Valentin Kabandanyi Kalenga





