Oeuvre caritative, La Fondation « La vie » poursuit comme ‘objectif global l’amélioration des conditions socio-économiques des filles mères et l’éducation à la vie de la fille en générale et des filles-mères en particulier.
Pour réaliser cet objectif, on «La vie» se fixe comme but de construire un centre d’encadrement qui sera doté des moyens matériels nécessaires pour la coupe-couture et l’alphabétisation » indique Esther Tshala responsable et initiatrice de la Fondation « La vie» au cours d’un entretien accordé à Apic.net mardi 01 février 2022 au siège de cette structure sis avenue TOTAKA, Quartier NGUFU n° 27 D Commune de MATETE.
Selon Esther Tshala, « la fille-mère aspire à un mariage stable, chose difficile à atteindre. Malgré que la Situation sociale la perturbe, elle ne doit pas ainsi désespérée pour toujours. Car, elle dispose des atouts comme tout le monde. Dans l’ensemble, Elles n’ont pas raisons de se sous-estimer parce qu’elles ont la capacité d’innover, de s’organiser, de s’intégrer dans le monde de l’emploi et d’acquérir une autonomie dans la vie », a-t-elle ajoutée.
Et de renchérir, «tout le monde sait que le phénomène fille mère ne date pas d’aujourd’hui dans notre société. Il est vieux de plusieurs années et a pris de l’ampleur avec la crise socioéconomique que connait la République démocratique du Congo en général et la ville de Kinshasa en particulier»
À l’en croire à ce sujet, La fondation «La vie» a pour but de contribuer au développement, l’accroissement et amélioration du niveau de vie en République Démocratique du Congo. Et elle s’est engagée à soutenir le domaine de protection de droit de l’enfant qui bénéficie et jouit de tous les droits reconnus à chaque individu.
Cependant déclare – t- elle , l’enfant est un être humain singulier, puisqu’il se caractérise par son état de fragilité et de vulnérabilité.
Mais avec les moyens de bord, «La vie» organise l’encadrement et la réintégration sociale de la fille mère, milite pour l’applicabilité effective des lois en matière de la protection de droit de l’enfant et surtout les jeunes filles mères en particulier, sans oublier qu’elle sensibilise les parents sur le droit et protection de l’enfant.
Mais aussi et surtout, elle mène des missions d’enquêtes sur terrain afin de constater l’état de la jeune fille mère et elle lutte contre les injustices, la réintégration, l’acceptation et le rejet de la fille mère dans la société.
Ce travail gigantesque fait – on noter ne manque pas des graves difficultés d’ordre financier et materiels. Raison pour laquelle, Esther Tshala demande aux personnes de bonne volonté de bien vouloir soutenir cette œuvre qui a pour but de relever la fille et la femme.
Ensuite, l’initiatrice de « La vie»’parle aussi des difficultés d’ordre conjoncturel comme toute organisation non gouvernementale dans la réinsertion sociale de ces filles mères seraient dues à l’inadéquation entre l’encadrement assuré à ces filles lors de la prise en charge et la dure réalité de la vie sociale lors de cette réinsertion, à la paresse de nombreuses filles qui seraient incapables de se prendre en charge.
Pour conclure Esther Tshala demande à ces jeunes filles qui sont comme elle « fille mère », de cesser de se considérer comme des nécessiteuses pour continuer à dépendre des ONG même après la formation. Elles ont intérêt à développer quelques activités génératrices de recettes pouvant les rendre autonomes du point de vue économique.
Valentin Kabandanyi Kalenga





