Burkina Faso: la tristement célèbre Afrique de nouveau au rendez vous.

Ironie du sort, encore un nouveau putsch en Afrique dans sa partie Ouest, au Burkina Faso «Pays des hommes intégres» singulièrement. Ce qui porte à quatre le nombre total des coups de force en l’espace des six mois pour l’ensemble du continent noir. Visiblement, la série est loin de s’arrêter tant les causes qui motiveraient ces renversements de régimes en place sont les mêmes. À l’instar du Mali, le nouvel homme fort de Ouagadougou,
Paul-Henri Sandaogo DAMIBA officier supérieur de l’armée burkinabé demandait sans cesse au président ROCH MARC CHRISTIAN KABORE pourtant venu au pouvoir par les élections de démissionner . Selon des sources, le putschiste reprochait au chef de l’État d’être incapable de donner le sourire à la population. Le même refrain a été chanté au Soudan à la différence de la Guinée où Alpha Condé était accusé de vouloir s’éterniser au pouvoir.

Là n’est pas le fond du problème. Pour des spécialistes de la politique africaine, des questions restent pendantes sur ces coups d’État en vogue en Afrique, après les sombres années post indépendances où l’accès à des plus hautes charges de l’État fut synonyme de la loi des armes. Si les militaires auteurs des coups de force reprochent aujourd’hui aux civils « élus » de ne rien faire.pour leurs peuples- électeurs et que ces derniers en ont au bout d’un certain temps, les jambes coupées des promesses élastiques, les militaires eux seront ils capables de quoi.que ce soit? Qui a la mémoire tordue pour.oublier la gestion chaotique des Etats africains par les militaires après les indépendances?

Aussi, là où le bas blesse est que les démocraties africaines bien que jeunes n’ont encore et jusque là rien apporté en termes de satisfaction aux populations du continent à la grande déception de ceux qui avaient initié et fondé espoir et foi sur ce mode de gestion des États, les occidentaux tête de liste. L’on se souviendra qu’ à son temps, déjà, l’ancien chef de l’État français, Jacques Chirac dénonçait« un luxe pour les africains». Macron, lui n’a jamais été tendre lorsqu’il lui faut parler de la gouvernance en Afrique. Sur la même voie, disons que la gouvernance démocratique est loin de produire le résultat escompté tant le concept échappe et aux.bénéficiaires et, aux acteurs.

Ce qui, selon des analystes, serait le principal mobile des coups d’État en Afrique francophone pour essayer de changer la donne. Un retour au vieux temps mais en mode toujours tristement célèbre.

Patrick Loloni Liwala

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