
Dans un entretien avec des lecteurs du Parisien, publié mardi 4 janvier, Emmanuel Macron accentue sa tonalité résolument offensive à l’égard de la « toute petite minorité qui est réfractaire » à la vaccination contre le Covid-19. « Nous mettons une pression sur les non-vaccinés en limitant pour eux, autant que possible, l’accès aux activités de la vie sociale, explique le chef de l’Etat. Je ne vais pas les mettre en prison, je ne vais pas les vacciner de force. Et donc, il faut leur dire : à partir du 15 janvier, vous ne pourrez plus aller au restau, vous ne pourrez plus prendre un canon, vous ne pourrez plus aller boire un café, vous ne pourrez plus aller au théâtre, vous ne pourrez plus aller au ciné… ».
Il exclut toutefois la vaccination obligatoire : « Si demain je dis “pour tous les adultes, il faut être vacciné”. Comment on le contrôle et quelle est la sanction ? C’est ça, le vrai sujet. Je vais forcer des gens à aller se faire vacciner ? Les emprisonner et puis les vacciner ? ».
Le chef de l’Etat exclut également un tri dans les services de soins critiques, en défaveur des non-vaccinés, sujet qui fait débat en pleine flambée des cas : « Vous ne pouvez pas placer des soignants face à cela. Parce qu’un soignant il regarde quelqu’un qui est malade et il ne regarde pas d’où il vient, ce qu’il est ».
À une question d’une lectrice du quotidien soulignant que les non-vaccinés “occupent à 85 % les réanimations”, ce qui entraîne un report des opérations, Emmanuel Macron répond que cette remarque “est le meilleur argument” pour la stratégie du gouvernement et que, “en démocratie, le pire ennemi c’est le mensonge et la bêtise” et d’ajouter : « La quasi-totalité des gens, plus de 90 %, ont adhéré” à la vaccination et “c’est une toute petite minorité qui est réfractaire”. Celle-là, comment on la réduit ? On la réduit, pardon de le dire, comme ça, en l’emmerdant encore davantage. Moi, je ne suis pas pour emmerder les Français. Je peste toute la journée contre l’administration quand elle les bloque. Eh bien là, les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder », poursuit-il.
Le chef de l’état a estimé qu’il n’a pas envie de mettre les non-vaccinés en prison. « Je ne vais pas les vacciner de force. Et donc, il faut leur dire : à partir du 15 janvier, vous ne pourrez plus aller au restau, vous ne pourrez plus prendre un canon, vous ne pourrez plus aller boire un café, vous ne pourrez plus aller au théâtre, vous ne pourrez plus aller au ciné… », explique le chef de l’État.
Depuis la survenue du variant Omicron, le pays enregistre plus de 300.000 cas en une seule journée.
Valentin Kabandanyi Kalenga





