Visite du chef de l’État dans le grand Kasaï : quel sort Tshisekedi va-t-il réserver à tous les « biivi » dénoncés ?

Partout où il est passé jusque là dans le grand Kasaï, Félix Tshisekedi n’a pas cessé de faire rebattre les oreilles avec mot : « biivi », (« voleurs »), qualificatif collé à ses proches collaborateurs et autres mandataires publics.

Alors que le projet « Tshilejelu » dont les travaux ne sont guère avancés à Mbuji-Mayi, le président a entendu la population traiter certains parmi les personnes chargées de leur exécution comme détourneurs de fonds alloués à ce projet. Notamment : «bantu bebe mbiivi» (« vos collaborateurs sont des voleurs »). Et, à l’étape de Kabinda, après un calvaire routier entre Ngandajika et Kabinda, long de moins de 200 Kilomètre qu’il a parcouru entre 9h00 et 21h00, Fatshi a promis des sanctions sévères à tous ceux qui seraient impliqués dans le détournement de fonds destinés au projet « Tshilejelu ».

On peut évoquer à ce sujet la société chinoise qui est vrai malgré les CREC-7 qui, malgré ses assurances, les bienfaits de ce projet ne sont pas ressentis par les habitants de Mbuji-Mayi.

Lors d’un meeting à Kananga, la population a dénoncé la REGIDESO, l’OVD et la SNEL, toujours comme des « biivi », provoquant la colère du président lui-même après s’être rendu compte de l’état d’avancement des travaux du barrage hydroélectrique de Katende. Ne comprenant pas pourquoi le chantier est à l’arrêt, Fatshi déçu et ne parvenant pas à contenir sa colère, a dû révéler que six millions USD ont été décaissés, il y a deux mois, en faveur de ce projet. « Tout ce qui a été fait avec cet argent, c’est juste le désherbage et le remplacement des batteries d’engins roulants », s’est écrié le chef de l’État. Le président a même été surpris d’apprendre sur place, que la Société nationale d’électricité (SNEL) a été mise à l’écart dans l’exécution de ce projet.

Il est fort probable qu’il ne manquera pas d’entendre une fois de plus au Sankuru, le même mot « voleurs » mais en Tetela ou en Lingala.

Quoiqu’il en soit, la grande question que l’on se pose dans l’opinion est de savoir quel sort Fatshi va réserver, au-delà de sa colère et de sa déception, à tous ces « biivi » ainsi dénoncés qui se recrutent pour la plupart dans son cercle direct.
Beaucoup, parmi les Congolais sont ceux qui ne cachent pas leur scepticisme quant à l’effectivité des sanctions qu’il a promises ces « biivi ». Bien d’autres préfèrent croiser les doigts en attendant.

Valentin kabandanyi Kalenga.

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