
Augustin Ntayitunda et Alfani Bawili, deux activistes et parmi les initiateurs de la pétition de désaveu contre le président du sénat, Modeste Bahati Lukwebo, ont été arrêtés dimanche 2 Janvier 2022 à Bukavu par des officiers de la police judiciaire du parquet général du Sud-Kivu.
Ils sont poursuivis, selon le mandat d’amener émis par l’avocat général et procureur général intérimaire, Claver Karenzi Binza, pour imputations dommageables, provocation à la désobéissance civile et association de malfaiteurs.
D’autres jeunes pétitionnaires dont Pascasie Furaha, Bienfait Zihindula, Me Heri Kalemaza,… sont sous le coup de la police judiciaire. Des éléments de la police avec mandat d’amener rôdent autour leurs domiciles afin de les arrêter.
Jusque-là le plaignant n’est toujours pas connu, mais tout porte à croire que ces arrestations sont liées à la pétition de désaveu initiée contre le président de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A), Modeste Bahati Lukwebo.
Aussitôt après le lancement de la campagne de récolte de signatures de cette pétition, le Club des Amis de Bahati Lukwebo, CABL/RDC avait qualifié de diffamatoire l’initiative des jeunes pétitionnaires, jugeant que leur pétition est truffée de « fausses accusations » et porte atteinte à l’honneur de leur autorité morale ainsi qu’à l’AFDC-A, leur parti politique
Lors d’une conférence de presse le 29 décembre 2021, les amis de Bahati Lukwebo ont tenu à montrer que la pétition dont question est constitutive d’imputations dommageables punies par les articles 74 et 76 du code pénal congolais Livre II avant de saisir le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Bukavu en vue d’obtenir de lui, « l’arrestation des initiateurs de la pétition ».
Les pétitionnaires quant à eux disent se fonder sur la constitution en son article 27 pour justifier leur démarche.
Valentin kabandanyi Kalenga





