
Fort de ses acquis diplomatiques après moult voyages à l’extérieur du pays, Félix Tshisekedi retourne enfin aux sources, dans le grand Kasaï.
Depuis le week-end passé, le président de la République a entrepris de visiter les provinces de l’espace kasaïen, longtemps laissé à l’abandon par les différents régimes qui se sont succédé. Son déplacement procède de son besoin de palper du doigt les réalités profondes de cette région enclavée dont les populations ont placé tous leurs espoirs en lui pour son développement. On l’a vu par l’enthousiasme, à la limite du délire qu’il a suscité à Mbuji-Mayi.
Dans la capitale diamantifère déjà, Fasthi, fils du terroir et garant de la nation s’est voulu rassurant. S’adressant à « ses frères » en tshiluba, il n’a pas voulu y aller avec des promesses, plutôt, il s’est présenté comme l’homme-solution aux problèmes socioéconomiques de la région. Le grand Kasaï sera bénéficiaire lui aussi du projet de développement de 145 territoires du pays annoncé par le gouvernement consistant en la construction des écoles, hôpitaux, immeubles de l’Etat, routes et, ce retour aux sources du président devra impulser cette initiative.
Homme-solution, il a réussi à réconcilier la société Anhui d’investissement minier (Sacim) et la Minière de Bakwanga (Miba) en conflit d’exploitation minière du site kimberlytique, propriété de la Miba depuis plusieurs années en promettant la mise en place d’une commission paritaire pour y mettre un terme.
La présence de Félix Tshisekedi au grand Kasaï est également censée booster bien d’autres projets de développement restés en suspens tels que la construction de 150 km de route devant relier Tshikapa à Kandjaji, à la frontière avec l’Angola, dans le cadre du projet de cent jours ou encore la construction de la Centrale hydroélectrique de Katende devant alimenter en énergie électrique tout l’espace grand Kasaï, sans oublier la réhabilitation de la voirie urbaine avec la latérite et plusieurs autres infrastructures dont l’aménagement de la route Batshiamba-Tshikapa ainsi que le pont Loange en état d’abandon.
Certes, le chef de l’Etat ne pourra pas résoudre tous ces problèmes comme sur un coup de baguette magique, cependant, il a fixé le cap en se positionnant comme élément moteur du renouveau pour les aspirations de ses frères et sœurs du grand Kasaï qui, en retour auront de bonnes raisons lui renouveler leurs suffrages en 2023. « Je vous demande de me faire confiance, 2023 est une année de travail. Je ne vous ai jamais abandonnés et je ne vous abandonnerai jamais », a-t-il plaidé.
Enfin, arrivé dans un espace kasaïen sur fond d’instabilité politique chronique et de déstabilisation des institutions provinciales, Félix-Antoine Tshisekedi en a appelé à la cohésion et l’unité et à se démarquer du tribalisme.
Valentin Kabandanyi Kalenga





