
Le calme s’observe à Goma depuis mardi 21 décembre dans sa quasi-totalité, après des heurts entre manifestants et forces de défense et de sécurité au sujet d’une prétendue présence de la police rwandaise dans la ville.
En effet, la ville touristique de Goma a connu sa plus forte journée de mobilisation lundi 20 décembre 2021, avec près de 15.000 manifestants dans les rues, se plaçant ainsi comme épicentre de la contestation contre la collaboration du gouvernement congolais avec la police rwandaise, pour une éventuelle protection de proximité de la population civile au regard de la gravité du banditisme couplé à la criminalité urbaine.
Ce « lundi sanglant » au Nord-Kivu a entraîné la mort de 4 personnes dont 1 policier, 1 motard, 1 bébé et un adulte. 3 armes de la police ont été dérobées par des « inciviques » qui ont blessé 17 personnes dont 5 policiers.
« 11 personnes ont été interpellées », a indiqué Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias et porte-parole du gouvernement.
En dépit de l’annonce sur le site de la police rwandaise lundi 13 décembre dernier, d’une signature d’un mémorandum de coopération bilatérale pour combattre la criminalité transfrontalière, le porte-parole du gouverneur du Nord-Kivu a, lors d’une conférence de presse lundi, en vue de clarifier les zones d’ombres, indiqué qu’il n’y a aucun policier rwandais sur le sol congolais.
Entre-temps, les organisateurs de la journée seront déférés devant l’auditorat militaire, ont annoncé le général de brigade Sylvain Ekenge, porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu et le commissaire provincial de la police Aba Van Hang.
Valentin Kabandanyi Kalenga





