Les bavures policières enregistrées à Kinshasa et dans les provinces sont le résultat, selon Jean-Claude Katende, du recrutement et de la formation des agents de l’ordre. Selon le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), la plupart d’entre eux ont été recrutés dans des conditions ne répondant à aucun critère. « Aujourd’hui, il y a même des bandits au sein de la police nationale congolaise », déplore-t-il avant de relever que ce sont des cas que son organisation condamne avec fermeté.
Jean-Claude Katende dit juger important de procéder à leur évaluation afin de déterminer le background de chacun des policiers et envisager des solutions à cet égard. Le défenseur des droits de l’homme estime que pour réduire sensiblement ces bavures ces agents de l’ordre doivent être formés aux droits de l’homme et aux lois de la République, en même temps que des sanctions sévères et publiques doivent être infligées à ceux qui s’écartent des lois. « La première parmi les solutions, c’est de former ces policiers aux droits de l’homme, à la maîtrise et à la compréhension de la constitution et aux lois de la République et à se conduire comme de véritables gardiens de l’ordre public », a-t-il expliqué.
Jean-Claude Katende est d’avis que certains parmi les responsables de la police doivent être remis en cause. « Ces derniers favorisent des comportements qui ne sont pas conformes à la loi en encourageant certaines mauvaises pratiques », a souligné le président de l’ASADHO, faisant allusion aux cas des plaques d’immatriculation des véhicules qui sont souvent arrachées par les policiers sur la voie publique avec les encouragements de leurs chefs hiérarchiques.
Valentin Kabandanyi Kalenga





