Le Comité laïc de coordination (CLC) sera dans la rue le 22décembre pour exiger la suppression des prélèvements de la taxe sur le Registre des appareils mobiles (RAM).
L’organisation a saisi à cet effet, à travers une correspondance jeudi 16 décembre dernier, le gouverneur de la ville Gentiny Ngobila. « Cette marche a pour objectif d’exiger la cessation immédiate des prélèvements illégaux du RAM ainsi que la dépolitisation de la Commission électorale nationale indépendante. Nous vous saurons gré de bien vouloir instruire les forces de l’ordre d’encadrer et de sécuriser ces marches citoyennes qui s’inscrivent, du reste, dans le cadre de l’exercice des droits et libertés fondamentaux garantis par la Constitution de la République » , souligne le CLC en précisant les points de rencontre de cette manifestation, à savoir, Lemba Terminus, Rond-point Sakombi à Ngaliema, marchés Selembao et Pascal.
Les laïcs ont choisi comme itinéraires, Kianza-Université-Avenue de la Libération-Avenue Kasavubu pour chuter au stade Tata Raphaël dans la commune de Kalamu.
Ce mouvement s’annonce après les recommandations des commissions Ecofin des deux chambres du parlement qui ont exigé la « mort par pendaison » de cette taxe, la commission Ecofin du Sénat ayant souligné avec force le caractère arbitraire et inique de la taxe RAM assise sur les dispositions réglementaires mais contestables au demeurant.
La chambre des sages dit aussi avoir noté une grande opacité sur la clé de répartition des recettes dues à la taxe RAM entre l’Etat congolais et les autres opérateurs impliqués.
Elles sont réparties, précise-t-elle, en raison de 65% pour l’ARPTC, 7 % pour les opérateurs mobiles et 30% pour un certain opérateur privé dont les prestations restent énigmatiques.
Valentin Kabandanyi Kalenga.





