L’affaire défraie la chronique depuis jeudi 16 décembre. Le coup, selon des sources du cabinet du ministre des affaires sociales, est à mettre à l’actif du conseiller financier de Modeste Mutinga.
Le million USD présumé détourné était destiné aux sinistrés de Goma, Djomba et Bumba. Des sources affirment que ce prétendu détournement de fonds a été découvert grâce au travail acharné de l’Inspection générale des finances (IGF) depuis un depuis un certain à travers sa patrouille financière destinée à contrôler au quotidien les dépenses publiques et leur affectation.
Les conclusions de l’IGF ont conduit à l’ouverture d’une enquête, qui vraisemblablement a motivé l’interpellation du conseiller financier du ministre Mutinga, désormais appelé à justifier l’utilisation de ces fonds.
A la suite du naufrage d’un convoi de pirogues motorisées qui a coulé au fond du fleuve en raison de la charge de briques cuites qu’il transportait le 6 octobre dernier et qui a coûté la vie à au moins 60 personnes près du village d’Engengele, le gouvernement a accordé le 18 du même mois, une aide financière aux familles et aux survivants de la tragédie. L’aide remise par le ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a permis à chaque survivant du naufrage officiellement enregistré de recevoir la somme de 250.000 FC (125 USD). 500.000 FC (250 USD) ont été remis à chaque famille de victimes.
Il appartient maintenant à l’IGF et à la justice d’apporter de nouveaux éléments plus précis sur le détournement présumé de cette somme destinée aux victimes, dont plusieurs avaient déjà reçu quelque chose de l’exécutif central.
En septembre dernier, les sinistrés de Goma du site de l’EP Kahembe, sont descendus dans la rue pour dénoncer le détournement de l’aide humanitaire qui leur était destinée, ainsi que le manque de transparence dans la gestion des fonds. « Il y a 20.000 USD qui ont été donnés par le premier ministre. L’Union africaine est venue avec 150.000 USD, mais jusqu’à présent nous ne savons pas où va cet argent. Moïse Katumbi a très bien souligné qu’il avait lui-même donné 300.000 USD aux autorités pour aider les victimes. Mais cette somme n’est jamais parvenue aux bénéficiaires non plus », avait alors déclaré Faustin Zabayo, un cadre du conseil territorial des jeunes de Nyiragongo.
Autant de revendications qui avaient clairement été entendues par le ministre des Affaires sociales, Modeste Mutinga, qui avait à l’époque reconnu notamment avoir reçu les 300.000 USD de Katumbi, promettant de se rendre à Goma pour éclairer la population sur l’utilisation de tous ces fonds.
L’on espère alors que le travail de l’IGF permettra à ces victimes d’avoir des réponses à leurs différentes questions.
Valentin Kabandanyi Kalenga





