
L’Organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale (OCEAC) et le Comité des chefs de police d’Afrique centrale (CCPAC) se mettent ensemble pour combattre le trafic de médicaments contrefaits dans la sous-région.
Les deux instances de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) représentées respectivement par leurs secrétaires exécutif et permanent, le Dr Manuel-Nso Obiang Ada pour l’OCEAC et le colonel Michel Koua pour le CCPAC ont signé à cet effet mardi 14 décembre à Yaoundé, un accord de coopération en vue de mener ensemble ce combat.
Le texte prévoit, entre autres, les actions de formation entre les deux parties contractantes, de contrôle de la circulation des médicaments falsifiés dans la communauté, de partage des informations et des données.
L’OCEAC est appelée à contribuer avec son expertise technique aux activités de police et de répréhension menées par le CCPAC, dans le cadre de la lutte contre la criminalité pharmaceutique au sein de la CEMAC.
Le trafic de médicaments contrefaits représente une menace pour la santé de la population et la sécurité des Etats de l’Afrique centrale. C’est une activité illicite qui engrange des ressources financières importantes servant souvent à financer les activités terroristes. Les conséquences de ce phénomène à caractère mondial sont observées à la fois sur le plan sanitaire, économique et social.
L’accord signé entre l’OCEAC et le CCPAC permettra aux deux institutions de renforcer leur coopération et de mutualiser leurs efforts dans la lutte contre les médicaments falsifiés et leur trafic dans les pays de la Cémac. Il engage les deux parties à mobiliser les ressources humaines, financières et matérielles nécessaires à la réalisation des programmes conjoints d’activités selon les règles administratives, juridiques et financières définies de commun accord.
Valentin Kabandanyi Kalenga





