
Lors d’une journée d’échanges sur ses activités en RDC mardi 14 décembre à l’hôtel Kin Plaza Rotana à Kinshasa, la vice-présidente du groupe Glencore, Chantal Kaninda, a émis le vœu de voir cette manifestation devenir un cadre permanent d’information et de dialogue sans lequel aucun avancement n’est envisageable. « Par notre présence, a-t-elle soutenu, nous offrons des avantages économiques importants et durables aux gouvernements, employés, fournisseurs, et communautés qui nous accueillent. À ce jour, Glencore en RDC a investi près de 8 milliards USD ». Devant le premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde, des hauts responsables de Glencore en provenance de Suisse, siège de Glencore et du Lualaba, Chantal Kaninda a fait savoir que son entreprise a contribué au budget de l’État et au développement de la RDC, en 2020, avec environ 434 millions USD tandis qu’en 2021, les prévisions de paiements au fisc congolais devraient être plus élevés par rapport à l’exercice 2020.
Chantal Kaninda a également évoqué le partenariat public-privé entre Glencore et la Snel dans le cadre du projet FRIPT (Fiabilisation, Réhabilitation et Renforcement des Infrastructures de la SNEL) pour les équipements de production (Inga&Nzilo), de transport du courant continu et équipements courant alternatif associés. « Les investissements dans le projet s’élèvent à environ 450 millions USD », a-t-elle précisé avant de souligner que Glencore prône, dans son management, la transparence, la bonne gouvernance et l’intégrité. « Nous soutenons les efforts du gouvernement de la RDC dans la lutte contre la corruption ».
Le 1er ministre Jean-Michel Sama Lukonde a félicité le groupe pour les investissements déjà consentis en RDC, à travers KCC et MUMI en rappelant la détermination de son gouvernement à œuvrer pour améliorer et crédibiliser la chaîne de valeurs dans l’exploitation du cobalt notamment, selon les recommandations de DRC Business Africa Forum récemment organisé à Kinshasa autour des enjeux de la transition énergétique. « A la suite du DRC Business Africa Forum que nous avons eu. On a dit qu’on parle de l’augmentation de la chaîne de valeur. Cette augmentation, on voudrait l’avoir au niveau de la chaîne de valeur du cobalt. C’est parce que c’est démontré que nous pouvons effectivement arriver à produire à moindre coût. C’est important que je le dise », a-t-il assuré, en souhaitant cependant un changement de paradigme économique à travers la diversification des secteurs pour se libérer de l’emprise minière, en allant voir dans l’agriculture notamment. « Le meilleur moyen, je l’avais répété d’ailleurs dans une autre occasion, pour nous, de ne plus être victime de ces cours, c’est d’arriver à augmenter la chaîne de valeur ici localement. Toutes ces questions sont des questions qui nous tiennent à cœur ici en République Démocratique du Congo », a souligné Jean-Michel Sama Lukonde.
JM.





