
parlementaire de septembre, le Sénat n’a pas encore voté ni le budget de 2022, ni la reddition des comptes pour l’exercice 2020, le projet de budget rectificatif de l’exercice 2021 non plus, alors que le projet de budget de loi de finances a été déposé dans le délai constitutionnel par le gouvernement. Aussi, le président de la chambre haute du parlement a-t-il rappelé à chaque chambre son rôle à cet égard. « Ce n’est pas pour rien que la constitution de la République a prévu deux chambres à savoir le Sénat et l’Assemblée nationale », a-t-il martelé, en réponse aux doléances de ses collègues qui déplorent le comportement des députés qui se sont illustré dans le non-respect du délai établi par la loi relative aux finances publiques lorsqu’il s’agit d’examiner le budget.
Pour Bahati Lukwebo, c’est une situation inacceptable qui risquerait de conduire le Sénat vers une session extraordinaire par la faute des députés. « Je m’adresse sincèrement à nos députés nationaux. Ils sont les élus de notre peuple mais qu’ils sachent que ce sont les mêmes forces politiques qui sont au Sénat et en même temps à l’Assemblée nationale. Nous nous devons des égards, c’est très important. Les gens croient que parce que nous ne pouvons pas directement prendre une motion de défiance, une motion de censure. Si nous formulons des recommandations ici aux membres du gouvernement, vous croyez que le président de la République ne va pas la prendre en considération ? », a-t-il tancé.
L’Assemblée nationale ayant déjà épuisé les quarante jours qui lui sont accordés par la loi relative aux finances publiques pour examiner et adopter le budget 2022, elle était tenue de transmettre le projet du budget 2022, en l’état, pour une deuxième lecture dans les 20 jours au Sénat.
Valentin Kabandanyi Kalenga





