
Lors d’une conférence-débat ce jeudi 9 décembre sur la corruption, à l’ambassade de Belgique Kinshasa, à l’initiative de Global Compact Network en collaboration avec l’ambassade des Pays-Bas, sous le thème : » rôle de l’État dans l’assainissement du climat des affaires « , l’inspecteur général des finances-chef de service, Jules Alingete, s’exprimant sur la libération provisoire ou l’acquittement de certains acteurs politiques condamnés pour détournement de deniers publics, a fait savoir que tous ces actes ne sont pas de nature à décourager le travail abattu par l’IGF contre ces antivaleurs, bien au contraire.
Son service va plutôt accélérer le rythme du travail afin de lutter de manière acharnée contre ces anti-valeurs du moment que la volonté y est, a-t-il souligné.
» Tout ce que je peux dire, immunités, acquittement, libération provisoire ou condamnation, quel que soit ce qui peut arriver, la lutte contre l’impunité va se poursuivre, elle va s’accélérer, et nous allons le faire. Acquitter, libérer les gens ce n’est pas notre problème. L’important pour nous est que la volonté politique y est. Nous allons faire ce travail avec beaucoup d’agressivité dans le seul objectif de faire repousser ces antivaleurs « , a-t-il martelé avant d’assurer que toutes les personnes qui sont acquittées ou libérées, ne se permettront plus de refaire les mêmes choses au cas où elles revenaient aux affaires. » Vous ne pouvez pas savoir ce que ces gens qui sont acquittés ou libérés ont enduré pendant un mois en prison. Vous ne pouvez pas savoir ce que ça représente. Moi je parie, aujourd’hui que s’ils ont l’opportunité de revenir aux affaires publiques, ils ne vont pas se comporter comme par le passé. C’est là que nous gagnons et nous devons faire ce travail « , a fait fait remarquer Jules Alingete en révélant en même temps quelques stratégies de lutte contre la corruption en RDC, notamment, la volonté politique manifeste, réelle et agissante, la réhabilitation des organes chargés de la lutte contre la corruption et des personnes ressources disposées à mener ce combat.
Coanimateur de la conférence, le professeur Luzolo Bambi a lui, déploré le fait que la RDC occupe aujourd’hui la dixième place dans le rapport « Doing business » tout en saluant la volonté politique claire exprimée selon par le président de la République Félix Tshisekedi dans la lutte contre la corruption.
Valentin Kabandanyi Kalenga





