Au cours de la cérémonie Commémorative de cette journée, dans la salle de spectacles de l’hôtel Kabe de lux à Mbuji-Mayi, le chef de division de la santé, Bonheur Tshiteku a indiqué, sur la situation épidémiologique de la province que le Kasaï-Oriental a un taux de prévalence supérieur à la moyenne nationale soit 2,8 % contre 1,5% au niveau national. La la tranche la plus touchée, a-t-il précisé, est celle allant de 15 à 24 ans et aussi, la province est en retard par rapport à l’objectif 2030 dit 90,90,90, ce qui signifie que 90% de personnes connaissent leur état sérologique, 90% de personnes prise en charge et 90% de personnes dont la charge virale est diminuée.
« La province du Kasaï-oriental a donc respectivement 48,57% de personnes qui connaissent leur état sérologique,49,14% seulement sont mises sous traitement et 41,13% ont vu leur charge virale diminuée », a laissé Tshiteku avant de relever que chez les professionnelles du sexe, le Kasaï-Oriental a un taux de prévalence de 11,6%, 5,10% chez les consommateurs de drogue par piqure et 1,6% dans la population carcérale. Un état de choses dû à plusieurs défis à relever entre autres, l’accès universel à la prise en charge pédiatrique, la disponibilité des informations stratégiques, la mobilisation de ressources locales, la mise en place des structures de gouvernance multiculturelle et la persistance de la discrimination. « Nous devons aller au-delà de la simple reconnaissance des inégalités qui nous minent et agir pour l’égalité des sexes car la personne saine ou infectée ont le même droit et une réponse réussie contre le VIH est incomplète sans une approche inclusive », a-t-il exhorté.
Le secrétaire exécutif du Programme multisectorielle Albert Mutombo quant à lui, a recommandé la mise en place d’un comité multisectoriel provincial de lutte contre le SIDA par le gouvernement provincial en déclenchant la dynamique de lutte contre le VIH dans chaque ministère.
Avant de lancer la campagne de lutte contre le sida, le ministre provincial de la santé a tenu à montrer que le VIH /SIDA est un problème de santé publique et un frein au développement socio-économique étant donnée qu’il entame le capitale humain et limite la capacité de forces productives.
Patrick Lokoni.






