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La commémoration cette année de la journée mondiale de lutte contre le sida par l’ONUSIDA se focalise particulièrement sur l’éradication urgente des inégalités qui alimentent l’épidémie de sida et d’autres pandémies dans le monde. Mais cela implique des actions audacieuses contre les inégalités sans lesquelles le monde risque de manquer les cibles pour mettre fin au sida d’ici 2030 avec le risque d’un enlisement de la pandémie de Covid-19 ainsi qu’une crise sociale et économique hors de contrôle.
« Cette journée rappelle à la population et aux gouvernements que malgré la Covid-19, le VIH n’a pas disparu », insiste Jean-Florent Kwasisi- médecin-chef de Zone de Santé de KinshasaN’djili.
40 ans après le signalement des premiers cas de sida dans le monde, la menace du VIH plane toujours sur l’humanité et, aujourd’hui encore, l’engagement de mettre fin au sida à l’horizon 2030 accuse un retard dû, non pas au manque de connaissances ou d’outils mais du fait des inégalités structurelles qui entravent les solutions efficaces de prévention et de traitement du VIH.
Lutter contre les inégalités n’est pas une promesse nouvelle, mais l’urgence n’a fait que s’accroître. En 2015, tous les pays ont promis de les réduire au niveau national et international dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD).
Cette année, pour la Journée mondiale de lutte contre le sida, rappelons à nos gouvernements que les inégalités mondiales nous touchent toutes et tous, peu importe qui nous sommes et d’où nous venons. Exigeons des actes pour mettre fin aux inégalités, au sida et à toutes les autres pandémies qui se nourrissent des inégalités.
Valentin kabandanyi Kalenga





