Lors d’une interview avec l’envoyé de RFI Alain Foca sur la crédibilité du rapport d’enquête par le consortium Congo Hold-up sur le détournement de 43 millions USD de la Banque centrale du Congo (BCC) via la BGFIBANK pour le compte des proches du clan Kabila, L’inspecteur général des Finances-chef de service, Jules Alingete a dit avoir l’impression que les médias ayant mené une enquête sur le dossier et l’Inspection générale des finances n’avaient pas la même approche. Selon lui, la presse internationale a plutôt versé dans des insinuations. » Je ne suis pas d’accord quand on veut à tout prix aller au-delà des preuves dont nous disposons. Quand vous consultez le compte appelé « Égal », vous constatez qu’il a été ouvert et actionné la BGFIBANK. On n’a trouvé aucune trace de la société Égal, aucune manipulation de ce compte par cette entreprise et de loin, très loin avec Joseph Kabila. Personne ne dispose de preuves que ces fonds sont arrivés dans les mains de certaines personnes dans l’entourage de Kabila. Je suis prêt à aller en justice contre la BGFIBANK qui a reconnu les faits et la justice peut être à l’aise parce que nous disposons des éléments à cet effet », a menacé Alingete pour qui, la presse internationale a pour objectif de brûler le Congo » Amener le problème au-delà des preuves que nous avons induit tout simplement aux insinuations. Nous, nous avons intérêt à voir un Congo uni, un Congo qui regarde dans la même direction_ « , a-t-il soutenu.

Jules Alingete qui assure avoir les mains libres dans l’exercice de sa mission a dit son voeu de voir le Congo se mettre dans la bonne direction cette fois-ci quant à l’instauration d’un tableau de valeurs dans la gestion de la chose publique.
Pour L’inspecteur général des Finances-chef de service, les conditions des enquêtes des médias internationaux sur le dossier BGFIBANK est un non-événement du fait que les mêmes enquêtes ont été menées par l’Inspection générale des finances et font état de la réception par la BGFIBANK de 43 millions USD du trésor public. « Nous avons enquêté et nous avons nos conclusions. Je demande à la justice et au gouvernement congolais de ne pas tomber dans le piège de la presse internationale. Il n’y a que le rapport de l’inspection générale des finances qui établit les faits preuves à l’appui », a-t-il conclu.
JM





