La ligue congolaise de lutte anti-corruption (LICOCO) fustige ce qu’elle qualifie d’intimidations à l’égard des lanceurs d’alerte dans la province du Lualaba.
D’après un communiqué de l’organisation, un certain Bondo Mecky, conseiller au gouvernorat de la province est particulièrement visé par un proche du chef de l’État qui a instruit la DGM de lui interdire de quitter le territoire national pour avoir alerté sur la sortie de 17 camions de minerais bruts qui devaient sortir illégalement du pays à partir du Lualaba. « La ligue congolaise de lutte anti-corruption est préoccupée par les informations faisant état de l’instruction à la Direction générale de migration par le conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité d’interdire à monsieur Bondo Mecky toute sortie du territoire national « , peut-on lire dans ce document qui précise que la faute de M. Mecky c’est d’être intervenu dans ce dossier à travers les médias, particulièrement à la télévision. La LICOCO qui affirme avoir visionné la vidéo du passage de Mecky Bondo à la télévision dit ne pas comprendre qu’il puisse être frappé par une telle mesure. « La vidéo de l’intervention de M. Bondo ne renferme aucun élément devant motiver son interdiction de sortie du territoire national, quand on sait que dans la composition du cuivre et du cobalt, il y a une proportion d’uranium. » C’est pour cette raison que les services de CGEA et du CNPRI ont été impliqués dans le contrôle de la radioactivité des minerais bruts à l’exportation « , explique l’ONG.
De plus, indique encore la LICOCO, l’affaire n’est toujours pas tirée au clair bien que les autorités provinciales aient saisi la Cour d’appel du Lualaba.
En plus de demander au conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité de rapporter sa décision à l’égard de Mecky Bondo, la LICOCO recommande l’ouverture d’un dossier judiciaire contre la coopérative COMASCOOP et le ministre provincial des Mines.
Patrick Lokoni.





