Dans l’interview accordée à la RFI, Alingete donne ses appréciations et ses idées sur cette enquête (Congo Hold-up) tout en louant le travail que continue à fournir l’igf et le Cénaref dans la recherche de la fraude financière en Rdc.
A la question de savoir l’appréciation qu’il porte sur l’enquête concernant les détournements de fonds publics de la Rdc, Hold-up, Alingete dit prendre les choses du bon côté. Et cela lui a permis de faire avancer son combat dans l’éradication du mal dans les finances publiques congolaises. il pense que c’est positif.
« Il est vrai que, quand nous avons commencé les investigations, la société Égal était dans le viseur de l’Inspection générale des finances. Je pense que le nom « Egal » est lié à ce dossier du début jusqu’à la fin. Et même, quand nous avons travaillé, nous avons retrouvé les traces d’«Egal», sauf qu’il manquait des documents et la banque [la BGFI de Kinshasa] nous a pris de court en acceptant la responsabilité. C’est pour cela que nous étions obligés de pointer la banque comme responsable et de mettre « Egal » hors de cause, faute de documents probants, parce que c’est la production de preuves qui importe », a répondu Alingete Jules à la question concernant l’entreprise « Égal » dans ce dossier.
L’autre préoccupation était de savoir l’origine de l’argent qui venait de la Banque centrale du Congo, qui était dirigée à l’époque par Deogratias Mutombo, qui a quitté le poste de gouverneur au mois de juillet 2021. Jules répond « qu’iI est vrai, selon certaines indiscrétions, que le Fonds monétaire international ne voulait pas de la présence de monsieur Deogratias Mutombo. Mais ce n’était pas la condition sine qua non. Il y a eu beaucoup d’autres préalables plus importants, que le gouvernement avait remplis et qui ont donné satisfaction », a-t-il indiqué.
« Nous pensons que le gouverneur et le conseiller d’administration étaient, pour le Fonds monétaire, des personnes qui devaient être mises hors gestion de la Banque centrale, selon ces indiscrétions, mais il y a beaucoup d’autres préalables économiques qu’il fallait remplir », telle est la réponse de Monsieur l’inspecteur de Finance à la question de savoir si Albert Yuma aurait facilité toutes les transactions.
Et concernant l’annonce de Madame la ministre de la Justice congolaise qu’une instruction va être ouverte au plus vite, pour faire la lumière sur les accusations de détournement de fonds révélées par Congo Hold-up, l’inspecteur Répond que
C’est normal. Car, avec de telles révélations, le gouvernement ne peut qu’instruire la justice d’ouvrir les enquêtes, en se basant sur les éléments mis sur la place publique.
Alingete loue le travail de l’igf et de Cénaref en démontrant « qu’aujourd’hui il n’y a aucune sortie de fonds au compte général duTrésor, sans que nous en soyons informés, ce qui n’était pas le cas avant. Nous avons presque un monitoring, où nous suivons, minute par minute, tout ce qui sort du compte général du Trésor. Et aussi, Nous pouvons aujourd’hui être bien informés de toutes les sorties frauduleuses. Donc je pense qu’il serait difficile que les mêmes opérations se répètent. Et je peux vous garantir que, demain, nous ne tomberons pas dans des scandales de la même proportion que ceux que vous avez eus à découvrir », a conclu Jules Alingete.
Valentin Kabandanyi Kalenga





