Au cours du mois d’octobre 2021, la Section de la Protection de l’enfant de la MONUSCO a documenté et vérifié 99 violations graves des droits de l’enfant dans le cadre des conflits armés en RDC.
Ce qui représente exactement le même nombre de violations que celles documentées le mois précédent. Le recrutement et l’utilisation d’enfants a continué d’être la violation la plus fréquente (39), suivie par les enlèvements (27), les meurtres et mutilations (15), les violences sexuelles (9), les attaquescontre les écoles et les hôpitaux (8) et le refus de l’accès humanitaire (1).
Les violations vérifiées ont été attribuées aux Mai-Mai Biloze (18), CODECO (15), Mai-Mai Rene (12), ADF (10) Mai-Mai Malaika (7), Mai-Mai non-identifie (8), Apa na Pale (6), Mai- Mai Mazembe (4), NDC-Renove (4), FRPI (2), Nyatura (2), Rayia Mutomboki (2), FDLR FOCA (1), FPIC (1) et Mai-Mai Nyerere (1).
Les acteurs étatiques sont responsables de 6 violations (FARDC : 6). Globalement, 36 violations ont été vérifiées au Sud Kivu, 26 en Ituri, 25 au Nord Kivu, 11 au Maniema, et 1 au Tanganyika.
En outre, du 9 au 12 novembre, la Section de la Protection de l’enfant a effectué une mission de terrain à I’Amba (territoire de Fizi) pour faciliter la signature de la déclaration unilatérale et de la feuille de route par le général autoproclamé Kimanuka Musasa, commandant du Rassemblement Congolais contre l’Occupation et la Balkanisation (RCCOB).
Dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route, une vérification de l’âge des troupes du RCCOB a été effectuée, ce qui a permis de séparer 26 enfants, dont 5 filles âgées de 14 à 17 ans.
Valentin Kabandanyi Kalenga





