Augustin Kabuya sur la marche publique annoncée de l’opposition le 27 novembre : ils ont le sang innocents sur les mains

Alors qu’il s’exprimait sur la manifestation pacique que les forces politiques et sociales projettent de lancer le 27 novembre prochain, le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (l’UDPS), Augustin Kabuya a remis en cause la bonne foi et les intentions de certains partis et organisations qui déclarent aujourd’hui œuvrer pour le bien-être du peuple. « Quand ils parlent de démocratie en taxant le régime actuel de dictatorial, les familles de Thérèse Kapangala, Rossy Mukendi, Chebeya voient-elles les choses de la même manière qu’eux ? », s’est-il interrogé avant de répondre à sa propre question : « Pas du tout. Leurs mains sont pleins de sang des innocents. Ils feraient mieux de se taire. D’ici là, la justice va faire son travail ».

En réaction à une marche pour une CENI dépolitisée, le secrétaire général de l’UDPS, s’adressant particulièrement à ceux qui ont géré le
pays pendant 18 ans, s’écrie: « Je ne suis pas surpris. Heureusement que j’ai suivi que dans leur propre camp, il y a des gens qui disent clairement qu’ils ne peuvent pas parler. Ils ont commis beaucoup de bêtises dans ce pays ». Puis: « À leur place, j’irais cultiver les champs dans mon village au lieu de faire du bruit à travers les médias. Ce sont des gens qui ont pillé ce pays. Quand ils ont marché, il n’y a pas eu de pertes en vies humaines, alors que du temps de Joseph Kabila, dans de telles circonstances, il y en avait toujours. Aujourd’hui, sous Tshisekedi, ils peuvent manifester avec leurs jeeps sans être inquiétés ». Selon lui, ce sont tous des dictateurs qui à qui les élections dont peur car ils savent qu’ils ne pourront plus se taper des députés comme ils l’ont fait les années antérieures. Toujours à propos de la CENI, Kabuya recommande aux forces politiques et sociales d’arrêter de distraire la population. Droit dans ses bottes, Kabuya dit noter qu’elles tâtonnent du fait qu’elles n’ont jamais procédé à aucune remise et reprise avec l’ancienne opposition.
« Quand j’ai quitté l’opposition, il n’y a pas eu de passation de pouvoir entre ces dictateurs et moi »., a-t-il souligné.

Patrick Lokoni

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